003-16/06/1990-La chanson française Aristide Bruant n° 2649

La chanson française 


Aristide Bruant

Que dire sur Bruant qui n'ait déjà été évoqué? Pour Anatole France il a été "le maître de la rue" , pour d'autres le "prince de l'argot" et le "confident des apaches et des filles". Bref, un personnage immortalisé par la palette de Toulouse-Lautrec, par sa silhouette désormais célèbre : cheveux longs sur le cou, costume de velours noir, écharpe rouge, chapeau à larges bords et, flottant sur le tout, l'immense cape pour l'affiche accrocheuse : "Tous les soirs Bruant au Mirliton, bock à treize sous!". Bruant est né à Courtenay (Loiret) en 1851, dans une famille aisée. Fréquentant les guinguettes, il y chante les refrains comiques typiques du caf'conc' d'alors. Le voici en habit noir aux Amendiers , peu après, ce sont les débuts à l'Epoque , sa tenue est plus raffinée : jaquette brodée, gilet impeccable, pantalon "bois de rose". Puis un intermède : Bruant, franc-tireur durant la guerre de 1870 est appelé en 1 880 pour accomplir une période militaire au 113e de ligne de Melun. Voilà l'occasion des couplets patriotiques : Le 113e de ligne, La Noire, Serrez les rangs. Avec le retour à la vie civile vient la marche rapide au succès. Après la Scala, puis l'Horloge, c'est enfin le Chat noir et l'éclosion du "vrai Bruant", avec des créations personnelles, aux airs inspirés de musique religieuse ou folklorique : l"'hymne" du Chat-noir, je cherche fortune, sur l'air de Aquélos mountagnos , la série des chansons sur les barrières de Paris : A Montmartre, Aux Batignolles, A la Villette, A la Glacière... thèmes de la vie quotidienne des faubourgs, reflets d'anarchisme et réalité sociale que Nini peau d'chien a immortalisé dans le monde entier.
En 1895, le chansonnier en vogue se retire à Courtenay mais sa "retraite" est entrecoupée de retours périodiques à la chanson. En 1 925, quelques semaines après sa dernière apparition à VEmpire, il meurt à Paris.
Bruant, par ses chansons populaires et fortes, a créé un style nouveau, campé des héros symboles de la fin d'une époque. Devenu un mythe, il reste celui qui aura fait franchir à la chanson française une étape décisive.
( Source : www.laposte.fr/toutsurletimbre/connaissance-du-timbre )

Auteur  :  Raymond  MORETTI  ( signature )

Metteur en page  :  Alain  ROUHIER  ( signature )

Impression  :  Héliogravure          Tirage  :  2 103 508 ex

1er  jour  le  16  juin  1990          Retrait  le  15  mars  1991

 

Raymond Moretti et Alain Rouhier reçoivent le Grand Prix de l'Art Philatélique 1990

pour cette série de timbres

 

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Date de dernière mise à jour : 16/02/2019